Non classé

Les larmes de joies

Un mois s’est écoulé depuis l’écho des 8SA avec Hope. 4 semaines à espérer, parfois désespérer. Nous avons continué de psychoter sur le moindre de mes symptômes, nous réjouir de mes vomissements matinales, peloter 1000 fois mes seins par jour pour vérifier qu’il ne s’étaient pas fais la malle. J’ai effectué des recherches inédites et complètement loufoques sur mon ami Google. J’ai beaucoup mangé et je n’ai jamais aussi peu dormi. Je me suis inquiété de ne pas être plus fatigué que ca. Je me suis même ngueulé avec ma mère (ca n’a pas dû arriver depuis mon adolescence)(nos parents, frères/sœurs et une seule amie sont au courant de notre situation) Il y a deux semaines, elle m’a demandé quand ils pourraient le dire à leurs amis. Je lui ai répondu que si tout allais bien, ça serait autour des 3 mois. Elle a soufflé et m’a répondu que « c’était troooopp loooong ». Ça m’a rendue dingue. Ne jamais dire à une galerienne de la pma que le temps est long. 

Nous devions trouver un nouveau gynécologue pour l’écho des 12SA. La maternité n’ayant aucun gynécologue disponible pour une écho officielle (en appelant à 8SA, on me prend pour une folle, non mais c’est eux les dinguos) nous avons donc pris rendez vous chez une sage femme échographe recommandé par mon amie (celle au courant). 

Le rendez vous a duré 45 minutes. J’ai tout de suite aimé la sage femme. Et j’ai beaucoup pleuré. D’abord à l’évocation de notre parcours, où les mots ne voulaient plus sortir. Puis quand elle a posé l’échographe sur moi et que Nestor est apparu à la télé. Il va bien et il a tout ce qu’il faut où il faut pour son âge. Ses flexions-extensions nous ont fais littéralement craquer. Il est dynamique, à t-elle dit. Nous avons ris, entre les larmes, comme si c’était la blague la plus drôle de l’année. Sa clarté nuccale est de 1,2 mm, nous attendons quand même les résultats du tritest d’ici une semaine pour être complètement rassuré (peureux un jour, peureux toujours). 

C’est pour l’instant incroyable. J’ai du mal à réaliser. J’ai l’impression qu’on parle d’une autre personne que moi. Souvent, j’ai peur de me réveiller le lendemain et de me rendre compte que ce n’était que mon imagination débordante. Je dois souvent regarder Les Échos pour revenir à la réalité. Il y a bien mon nom sur cette écho. C’est ouf. 

La sage femme m’a dit de revenir faire une écho (avant celle de fin juilllet) en cas d’inquiétude trop persistante, elle m’a dit aussi que le passé est passé et que maintenant, il fallait que je fasse confiance à mon corps. Elle a percé mon angoisse en plein jour. Ces mots m’ont beaucoup aidé jusqu’à maintenant. 

Faire confiance en mon corps et en Nestor. 

Je pense bien à vous, et je croise bien fort pour celles qui commencent les traitements, qui vont prochainement avoir leur transfert, ou qui attendent des résultats 🤞♥️

Non classé

La bulle évolue, Partie 2

Depuis 2 semaines, nous étions bien loin d’être sereins. À flotter entre deux eaux, entre l’espoir et la peur que tout s’arrête. En bonne pessimiste, je me suis imaginée tous les scénarios catastrophes. J’en ai fais des cauchemars, plusieurs fois par nuits. J’en suis devenue « ronchonchon » et « chiante » selon l’Amoureux. 

Puis hier, nous avons vu « le petit Nestor » comme l’a appelé Hope. Il a grandit comme il faut. Et son petit cœur battait la chamade, comme il faut. Moment intense en émotions. 

Hope ne s’occupera pas de nous pour la prochaine écho, dans un mois. Je le regrette, mais « il faut penser à la suite » selon elle. Nous lui avons dit au revoir avec émotions, en espérant très fort ne jamais la revoir. 

C’est vrai, les bonnes nouvelles réchauffent le cœur. C’est la première fois que nous allons si loin dans notre parcours. Mais je pourrais être renvoyer si vite sur le quai. Je vais être chiante encore quelques semaines, la peur plane toujours autour de moi.

Je pense à vous les copines de galère. Celles qui attendent, et qui n’ont pas de bonnes nouvelles, j’espère de tout cœur que les jours à venir seront meilleurs. 

Non classé

La bulle évolue. 

C’était aujourd’hui l’écho des 6SA, la première après les prises de sang. 

Pour la première fois, nous avons pris le bus, 4 longues heures de routes mais pour un prix défiant toute concurrence. A noter qu’un billet de bus est 4 fois moins cher qu’un billet de train, c’est assez intéressant dans notre budget PMA Parisien. Hope nous a pris presque à l’heure (35 minutes de retard, on est pas mal, non ?) En entrant dans son bureau, elle demande si nous sommes stressés. Ah, ah, la bonne blague. Rapidement, nous sommes passés de l’autre côté, et le cœur battant je me suis préparée. L’examen commence. Elle voit un sac, avec un tout petit point à l’intérieur. Je vois qu’il clignote doucement, ca me rassure mais je n’en mène pas large. Hope prend des mesures et ne dit pas grand chose. Cette petite bulle est bien au fond de ma cavité rétroversé, elle a du mal à la voir. Elle nous fais écouter les premiers battements qui,  dit-elle, ont du commencer aujourd’hui. C’est une première pour nous, en 6 ans et demie, forcément ça nous fais sourire. Hope dit que Tout est normal pour aujourd’hui mais que les trois prochaines semaines seront décisives. Elle dit que nous en saurons plus à la prochaine écho, a 8 SA.  

De retour à son bureau, j’ai envie de rire quand elle me tend le calendrier de grossesse (elle vient de dire qu’il fallait pas s’emballer non ?) Je continue la progestérone mais  j’arrête deux vitamines sur trois (je suis surprise mais je lui fais confiance) toujours pas de coca ni de café (ca va la faire) ni de rapports  (ca va le faire aussi) !

Après le rendez vous, nous avons pris le temps de déjeuner dans un parc. Nous avons passé quelques heures sereines avant de repartir chez nous et dans le doute. J’aimerais m’endormir ce soir et me réveiller dans 15 jours. Pour une fois, est ce que tout peux bien se passer ? 

Non classé

Contents et prudents

Le trouillomètre était à son maximum aujourd’hui. Parce qu’en 2014, c’est à cette prise de sang là, que c’était partie en cacahuètes. Toute la matinée, Je me suis répétée ce mantra l’échec n’est pas la norme (Merci Charlie) pour ne pas moi, partir en cacahuète. Je m’étais mieux organisée pour digérer le résultat, quel qu’il soit. Je suis donc partie au travail à 5h30, fais un saut au labo dans la matinée, et hop à 13h ma journée de travail était finie. 

L’Amoureux m’a délivrée à 13h01, sur le parking avec un taux à 1688. 

Nous étions contents parce que cette étape remplie de mauvais souvenirs est passée. Hope a dit de stopper les prises de sang et j’adhère complètement car c’est vraiment stressant que toute cette histoire tiennent à un taux sur un fichier pdf. La prochaine étape, l’écho, ne seront pas moins stressante mais ce soir, nous mesurons notre chance de pouvoir y accéder (si tout va bien jusque là) Pour la première fois en 6 ans d’essais. 

Alors on continue de croiser, d’espérer très très fort 🍀🍀❤

TEC

Accroche-toi Petite Bulle !

J’avais pourtant mieux dormi que la nuit précédente, mais après ma deuxième prise de sang de ce matin, la trouille est venue m’envahir. J’ai tellement peur d’un remake de l’an dernier (taux qui chute au second dosage) ou de celui de 2014 (taux qui n’évolue plus au 4e dosage). La journée m’a parut interminable, autant te dire que j’ai fais acte de présence au boulot, et qu’il faudra repasser pour le productivité. Difficile de tenir en place derrière mon ordi, j’ai frôlé plusieurs fois la syncope quand l’Amoureux m’envoyais un message. J’ai rarement été aussi stressé, et pourtant j’en connais un rayon dans la trouillatitude. Hier je me plaignais d’avoir des douleurs utérines, aujourd’hui, je me suis plains de ne rien ressentir du tout. Jamais contente la meuf. Le soupir de soulagement à eu lieu à 15h58 (fanchement, ils foutent quoi au labo? J’ai fais ma pds à 9h..) avec un message de l’Amoureux :

350 mon Amour !

Ca a doublé. J’en reviens pas.

Hope veut une autre pds mardi. Ca va être long 4 jours et il va falloir que ça quadruple. Mon Dieu! Autant te dire que je me faire un max de relaxation ce week-end, et que je vais me saouler au jus d’ananas.

J’ai tellement peur. J’aimerais tellement que pour une fois, tout se passe bien. Merci pour tous vos messages, ils m’ont fais chaud au cœur ❤

TEC

L’espoir. 

Depuis le transfert, j’oscille entre l’espoir (s’il suffisait d’un cycle naturel?), le doute (ca sera quand même balo que ce seizième embryon s’accroche, non ?)  et la peur (il va falloir arrêter de s’acharner un jour).

D’habitude, je fais un TG le matin, j’eclate en sanglot devant l’infirmier parce que je sais d’avance que c’est négatif (sauf 2 fois où les deux barres sont apparues, mais c’est tout aussi stressant finalement). J’ai la tremblote en ouvrant les résultats malgré tout. Je repleure devant les taux pourris. Puis j’appelle l’amoureux pour annoncer la mauvaise nouvelle.

Pour aujourd’hui, on a changé de tactique. Pas de test. Du coup je suis aller à la pds plus légère. Et j’ai fais envoyer les résultats à l’amoureux. Ah, ah, il va voir ce que c’est la montée d’Adrénaline à l’ouverture du pdf. L’amoureux Travaillant jusqu’à demain matin, il était convenu qu’on s’appelle ce soir, quand moi, je rentrais du travail. L’objectif étant de ne pas me laisser submerger par mes émotions au boulot. Elle est vachement mieux cette tactique. Beaucoup plus facile à gérer au travail en tout cas. Sur le trajet du retour je me disais que dorénavant, nous ferons comme ça.

Je n’ai pas été optimiste de la journée. Je n’étais même pas pressé de connaître les résultats.

L’amoureux  m’a annoncé un taux à 122,5. Bordel. 122,5.

Nous sommes contents, mais rien n’est gagné, on s’emballe pas hein, on sait que trop bien comment la chute est dure. Pour l’instant on croise les doigts. Très fort. Et on attend la prochaine prise de sang 🍀

Non classé

L’espoir ?

Je viens de voir que je n’avais rien publié depuis le 8 janvier. Pourtant, j’ai bien commencé des articles, mais ils étaient tellement décousus, à l’image de ma santé mentale, qu’ils resteront en mode brouillons. J’essaie aujourd’hui de faire un débrief des derniers événements, aussi clair que possible. 

Comme convenu, nous avons revu Hope et la biologiste fin Février. La biologiste est une petite dame souriante et sympathique qui s’est penchée sur notre cas comme une pro. Pas étonnant qu’elle travaille avec Hope. Pas de grand changement à prévoir dans nos hygiènes de vies. Il faut juste continuer les fruits et légumes bio (elle préconise 7 portions par jour, quand même). 

Puis, pour la deuxième fois nous avons vu Hope, sans sa voix mais toujours aussi efficace. En quelques phrases, son avis que nous attendions depuis des semaines, est tombé :

– trop d’embryons transférés (15) il faut arrêter de faire des fivs, cela ne sert plus à rien. Ce n’est pas Normal que cela n’est pas fonctionné après ces nombreux transferts. Nos beaux J5 n’excluent pas l’anomalie génétique. Alors il faut aller voir, dit-elle. En Espagne, avec la Fiv DGP pour étudier nos embryons. 

Petite pensée à ma Pma de province qui avait bon espoir pour la Fiv 4. 

– le spermo est plutôt bon, le meilleur de ces 4 dernières années.  Apparemment, L’Amoureux est comme le bon vin. Il y a un petit Varicocèle, mais qui ne nécessite pas d’opérer.

– Il reste 3 embryons congelés de la FIV3. Mes 9 précédents Tecs se sont déroulés tous de la même façon. Avec du Provames à gogo. Alors pour le prochain cycle, Hope veut essayé sur un cycle naturel. Ensuite, elle dit que si cela ne fonctionne pas, elle assèchera l’adénomyose sur un mois avant un autre transfert. Hope en a sous le pied on dirait. 

Lors de ce rendez vous, elle me demande à quel jour du cycle je suis. J2 ma petite dame ! Alors c’est parfait, elle me demande de prendre l’antibio et les anti-inflammatoires dès le midi pour soigner la congestion. Elle me demande de revenir une semaine plus tard, pour vérifier tout ca. J’hallucine de cette prise en charge si rapide. 

Je décroche donc une hystéro pour la semaine suivante. C’est sous la pluie que je suis allée voir La Reine T. qui me dit que je suis magnifique, toute réparée de l’intérieur après le traitement.  Puis je file voir Hope qui trouve mon endomètre joli, et qui programme le transfert pour la semaine suivante. Pour cette tentative sur cycle naturel, inédite pour nous, j’ai fais l’injection d’Ovitrelle pour aider l’ovulation et j’ai retrouvé les joies de l’utro.

Nous avons pris sous le bras nos 3 embryons pour les remettre à la clinique. Ils ont bien vécu les 400km, j’en étais toute émue. 

Le transfert était donc ce matin. Pensée pour Simone et le robinet qui s’allume tout seul, j’y ai eu droit aussi ! Même si je suis une « habituée », j’étais bien plus stressée que d’habitude. Peut-être par toute cette logistique qui demande plus d’énergie ou l’impression de jouer nos dernières cartes, en France du moins. Hope a remarqué cette tension, qui s’est rapidement dissipée une fois le transfert effectué. J’appréhendais le passage du cathéter qui me faisait de plus en plus mal ces derniers temps, mais sans surprise, Hope n’a pas qu’un cerveau qui turbine, elle a aussi des mains de fées. 

Maintenant, c’est parti pour les DPO. J’aimerais tellement qu’il suffise d’un cycle naturel.. j’essaie de me rassurer en me disant que nous sommes entre de bonnes mains maintenant, quoi qu’il advienne. 

Je n’ai pas été très présente ces deux derniers mois sur vos blogs. J’en suis désolée. L’idée d’aller faire une ponction dans un bloc espagnole m’a un peu remuée. Et la possibilité d’apprendre que tous nos embryons soient malades aussi. Malgré ces années d’attentes, je reste toujours aussi naïve. Je pense fort à celles qui ont faire preuve de courage face aux traitements, à celles qui ont dû surmonter des échecs encore et encore, et à celles qui sont montés dans le train ❤