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Merci

Dans mon post précédent, j’ai écris combien j’étais reconnaissante envers Hope. C’est vrai, elle a été un tournant incroyable dans notre parcours. Mais je pense avoir oublié l’essentiel.

Vous remercier vous. Les blogueuses PMA. Celles qui échangent et expriment la difficulté de nos parcours derrière l’écran. Sans certains récits, nous n’aurions jamais remis en question nos traitements. Et nous ne serions donc jamais allés chercher un deuxième avis. Je me souviens du jour où je lisais à voix haute les mots de Carotte et de Charlie à l’Amoureux. C’était trop tentant de rencontrer Dieu en personne. Nous avons marcher dans vos pas, et ainsi comme j’aime le penser, rencontrer la bonne personne au bon moment. Je vous remercie aussi, vous toutes, pour le soutien et le partage de vos sentiments. Il faut bien le dire, je me suis sentie moins seule dans cette galère.

Je continue de vous lire régulièrement. je me réjouis pour certaines et je suis déçue pour d’autres. J’aimerais tant que tous le monde puissent attraper son billet pour monter à bord. Je donnes de vos nouvelles à l’Amoureux. Il me surprend quand il me demande « Et comment va Souris? » Parfois il se mélange les pinceaux. L’autre jour, je lui dis « tu sais, c’est la fille avec qui on s’est envoyés des cadeaux lors du swap de Noël » tout de suite, il a l’air de mieux situer, les chocolats aident à se souvenir.

Ici, tout va bien. Je savoure chaque jour. Je suis impressionné de la vitesse à laquelle mon bébé grandit et évolue. Demain, Elle aura 6 mois. Je n’ai pas repris le travail, il me reste 3 mois dans ma parenthèse enchantée. Nous avons pris nos nouvelles marques je crois. L’Amoureux en père rationnel qui essaie de trouver un juste équilibre entre ces activités quotidiennes et cette nouvelle vie a 3. Moi, en mère fusionnel qui ne veut pas quitter sa fille d’une semelle. Nous l’avons tellement attendue que je ne veux pas louper une miette de ses sourires.

Je vous embrasse les filles et je vous souhaite beaucoup d’amour où que vous soyez dans vos parcours.

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Happy end

Je comprends que ces mots puissent blesser, alors ne lisez pas ou plus tard, peut-être sous de meilleurs jours. Je le comprends tout à fais.

Je réalise la chance que nous avons. De pouvoir écrire cet article. Cet important pour moi de laisser une trace de notre heureux dénouement. Pour le souvenir. Mais aussi pour clôturer ce blog et laisser un espoir à ceux qui viennent chercher des informations ici.

Malgré les angoisses, la peur que tout s’arrête, j’ai vécu une grossesse merveilleuse. J’ai aimé chaque moment, tellement que j’en étais très nostalgique sur le dernier mois. Autour de moi, on me demandais souvent si ce n’était pas trop long la fin de grossesse. La blague. Sachant que ça sera très sûrement ma seule grossesse, ça aurait durer 4 mois de plus, que ça ne m’aurait pas dérangé.

A une semaine de terme, je sentais beaucoup moins les mouvements du bébé. Nous n’avons pas tardé à consulter la maternité. Un monitoring à en effet montré un bébé moins dynamique. Le médecin de garde nous demande si nous sommes sûr de la date du terme. Mais bien sûr, C’est une fiv que nous répondons. Il nous demande où est ce que nous l’avons faite, et souris à l’évocation de Hope. Il se trouve que c’était sa chef de service lors de son internat. C’est un signe que je me dis ! Quand il nous propose un déclenchement le soir-même, on hésite pas, car ce bébé qui bouge moins m’inquiète beaucoup. Nous sommes rentrés chez nous, boucler les valises, ranger la maison et se prendre une dernière fois en photo à deux devant le sapin. Je ferme la porte de la maison tremblante comme une feuille et en larmes, puisque je ne reviendrais pas avec mon gros ventre mais avec un bébé dans les bras, je l’espère.

A 21h30, on me mets un tampon pour déclencher ce fameux travail et en attendant,on nous installe dans une chambre, quand je vois le berceau en plastique, je suis émue, on y est presque. A 4h, je suis réveillée par des douleurs de règles. Le travail commence. A 10h, j’ai mal, j’essaie de me contenir mais je ne peux pas m’empêcher de me tortiller. Je réclame la péridurale mais on me dit qu’il va falloir être patiente. Ah ah, la patience, ça me connaît. A 13h, je ne supporte que le sol des WC, je vomis à chaque contractions. Arrivée en salle de pré-travail, je crois me faire Pipi dessus tellement j’ai mal, mais en faites non, je perds les eaux. Le sage-femme m’annonce qu’on va pouvoir y aller pour la péridurale. Ouf, on m’a vendu du rêve sur la péridurale, je n’attends qu’elle pour souffler un peu. Et en effet, l’amoureux est subjugué devant mon visage qui se détend. Tu m’étonnes. Nous vivons les 4 prochaines heures dans une bulle, à réaliser ce qui nous arrive. On parle, on rit, mais j’ai aussi les yeux fixés sur ce monito plutôt calme. Je panique à chaque fois que la machine se déconnecte. Heureusement Le sang froid de l’amoureux m’aide à gérer l’anxiété. En fin d’après midi, la sage femme annonce que mon col est prêt et que l’accouchement va commencer. Ça a peut-être durer 45 minutes environ.  Le gynécologue est intervenue avec sa petite ventouse pour la dernière poussée. Puis on m’a dit de venir chercher mon bébé. Je me souviens d’un petit être glissant et de la peur de le faire tomber. Les émotions se bousculent, tout va très vite. La sage femme l’emmène rapidement pour dégager ses voies respiratoires-Nous apprendrons plus tard, qu’il avait le cordon autour du cou, et que c’est pour cela qu’il prenait dur-Puis notre bébé est revenu tout emmailloté dans les bras de son papa, mon amoureux. L’amoureux qui m’annonce que c’est une fille. Nous avons une petite fille. J’éclate en sanglot en voyant son petit visage, et je lui dis des jolies choses avant de la serrer contre moi. Cette rencontre me paraît irréelle.

Depuis un mois, nous faisons connaissance et je lui répète chaque jour que nous sommes si heureux qu’elle soit avec nous. Je passe tout mon temps à la regarder, mon cœur gonfle d’amour et souvent les larmes coulent. Le souvenir des échecs ne sont pas loin, je suis si émue et reconnaissante.

Après 7 ans d’essais, 5 ans de PMA, notre fille est née. Comme un signe, nous sommes rentrés à la maison tous les trois, un an jour pour jour après notre premier rendez vous avec Hope. Sacrée Hope.. elle a chamboulé notre vie en « seulement » une année après tant de galère. Nous ne pourrons jamais assez la remercier.

Je vous souhaite une belle année 2018. Je pense à vous toutes, depuis trop longtemps sur ce quai. Je vous souhaite une année remplie d’amour et qui se finit en beauté.

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{grossesse} 32SA et Des Nouvelles…

Aujourd’hui, à 32SA, je me décide à revenir ici laisser quelques mots. Je ne sais pas bien pourquoi mais je n’arrivais pas à le faire avant. Peut-être que tout ca me paraîssait trop irréaliste. Trop beau pour être vrai. La peur qu’on me retire cette magie m’empêchait de trouver les mots pour décrire ce qui nous arrive. Et puis, avec le temps qui passe et ces 32SA, j’ai l’impression de franchir un cap. Sûrement que la troisième écho officielle et le début des cours d’accouchement m’aident à réaliser  que ca y est, il reste une dernière ligne droite avant la grande finale, et le début d’une nouvelle aventure.

Chaque jour, on se répète avec l’Amoureux que nous avons beaucoup de chance. La frontière est si mince entre le train et le quai que nous savourons chaque journée avec mon gros ventre. On peut dire que jusqu’ici, la grossesse se passe très bien, Nestor va bien et que je suis en forme. Il est certain que notre parcours Pma nous a changé pour toujours. Évidemment, nous sommes plus peureux et plus sensibles sur le cours de cette grossesse. Mais nous avons aussi changé dans nos caractères. Nous sentons déjà que nous serons pas les mêmes parents que nous aurions été 7 ans plus tôt. Chaque préparatif pour lui, ou pour elle, est une fête.

Je repense très souvent à notre parcours, parfois les larmes coulent tant j’ai l’impression d’avoir déplacer des montagnes. Je repense  à cette rencontre avec Hope, qui en moins d’un an, à réussi à nous faire vivre des mois inédits. Je pense à ceux et celles qui se battent encore et encore, et je prie pour que la roue tourne bien vite pour vous ❤️

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Les larmes de joies

Un mois s’est écoulé depuis l’écho des 8SA avec Hope. 4 semaines à espérer, parfois désespérer. Nous avons continué de psychoter sur le moindre de mes symptômes, nous réjouir de mes vomissements matinales, peloter 1000 fois mes seins par jour pour vérifier qu’il ne s’étaient pas fais la malle. J’ai effectué des recherches inédites et complètement loufoques sur mon ami Google. J’ai beaucoup mangé et je n’ai jamais aussi peu dormi. Je me suis inquiété de ne pas être plus fatigué que ca. Je me suis même ngueulé avec ma mère (ca n’a pas dû arriver depuis mon adolescence)(nos parents, frères/sœurs et une seule amie sont au courant de notre situation) Il y a deux semaines, elle m’a demandé quand ils pourraient le dire à leurs amis. Je lui ai répondu que si tout allais bien, ça serait autour des 3 mois. Elle a soufflé et m’a répondu que « c’était troooopp loooong ». Ça m’a rendue dingue. Ne jamais dire à une galerienne de la pma que le temps est long.

Nous devions trouver un nouveau gynécologue pour l’écho des 12SA. La maternité n’ayant aucun gynécologue disponible pour une écho officielle (en appelant à 8SA, on me prend pour une folle, non mais c’est eux les dinguos) nous avons donc pris rendez vous chez une sage femme échographe recommandé par mon amie (celle au courant).

Le rendez vous a duré 45 minutes. J’ai tout de suite aimé la sage femme. Et j’ai beaucoup pleuré. D’abord à l’évocation de notre parcours, où les mots ne voulaient plus sortir. Puis quand elle a posé l’échographe sur moi et que Nestor est apparu à la télé. Il va bien et il a tout ce qu’il faut où il faut pour son âge. Ses flexions-extensions nous ont fais littéralement craquer. Il est dynamique, à t-elle dit. Nous avons ris, entre les larmes, comme si c’était la blague la plus drôle de l’année. Sa clarté nuccale est de 1,2 mm, nous attendons quand même les résultats du tritest d’ici une semaine pour être complètement rassuré (peureux un jour, peureux toujours).

C’est pour l’instant incroyable. J’ai du mal à réaliser. J’ai l’impression qu’on parle d’une autre personne que moi. Souvent, j’ai peur de me réveiller le lendemain et de me rendre compte que ce n’était que mon imagination débordante. Je dois souvent regarder Les Échos pour revenir à la réalité. Il y a bien mon nom sur cette écho. C’est ouf.

La sage femme m’a dit de revenir faire une écho (avant celle de fin juilllet) en cas d’inquiétude trop persistante, elle m’a dit aussi que le passé est passé et que maintenant, il fallait que je fasse confiance à mon corps. Elle a percé mon angoisse en plein jour. Ces mots m’ont beaucoup aidé jusqu’à maintenant.

Faire confiance en mon corps et en Nestor. 

Je pense bien à vous, et je croise bien fort pour celles qui commencent les traitements, qui vont prochainement avoir leur transfert, ou qui attendent des résultats 🤞♥️

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La bulle évolue, Partie 2

Depuis 2 semaines, nous étions bien loin d’être sereins. À flotter entre deux eaux, entre l’espoir et la peur que tout s’arrête. En bonne pessimiste, je me suis imaginée tous les scénarios catastrophes. J’en ai fais des cauchemars, plusieurs fois par nuits. J’en suis devenue « ronchonchon » et « chiante » selon l’Amoureux. 

Puis hier, nous avons vu « le petit Nestor » comme l’a appelé Hope. Il a grandit comme il faut. Et son petit cœur battait la chamade, comme il faut. Moment intense en émotions. 

Hope ne s’occupera pas de nous pour la prochaine écho, dans un mois. Je le regrette, mais « il faut penser à la suite » selon elle. Nous lui avons dit au revoir avec émotions, en espérant très fort ne jamais la revoir. 

C’est vrai, les bonnes nouvelles réchauffent le cœur. C’est la première fois que nous allons si loin dans notre parcours. Mais je pourrais être renvoyer si vite sur le quai. Je vais être chiante encore quelques semaines, la peur plane toujours autour de moi.

Je pense à vous les copines de galère. Celles qui attendent, et qui n’ont pas de bonnes nouvelles, j’espère de tout cœur que les jours à venir seront meilleurs. 

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La bulle évolue. 

C’était aujourd’hui l’écho des 6SA, la première après les prises de sang.

Pour la première fois, nous avons pris le bus, 4 longues heures de routes mais pour un prix défiant toute concurrence. A noter qu’un billet de bus est 4 fois moins cher qu’un billet de train, c’est assez intéressant dans notre budget PMA Parisien. Hope nous a pris presque à l’heure (35 minutes de retard, on est pas mal, non ?) En entrant dans son bureau, elle demande si nous sommes stressés. Ah, ah, la bonne blague. Rapidement, nous sommes passés de l’autre côté, et le cœur battant je me suis préparée. L’examen commence. Elle voit un sac, avec un tout petit point à l’intérieur. Je vois qu’il clignote doucement, ca me rassure mais je n’en mène pas large. Hope prend des mesures et ne dit pas grand chose. Cette petite bulle est bien au fond de ma cavité rétroversé, elle a du mal à la voir. Elle nous fais écouter les premiers battements qui,  dit-elle, ont du commencer aujourd’hui. C’est une première pour nous, en 6 ans et demie, forcément ça nous fais sourire. Hope dit que Tout est normal pour aujourd’hui mais que les trois prochaines semaines seront décisives. Elle dit que nous en saurons plus à la prochaine écho, a 8 SA.

De retour à son bureau, j’ai envie de rire quand elle me tend le calendrier de grossesse (elle vient de dire qu’il fallait pas s’emballer non ?) Je continue la progestérone mais  j’arrête deux vitamines sur trois (je suis surprise mais je lui fais confiance) toujours pas de coca ni de café (ca va la faire) ni de rapports  (ca va le faire aussi) !

Après le rendez vous, nous avons pris le temps de déjeuner dans un parc. Nous avons passé quelques heures sereines avant de repartir chez nous et dans le doute. J’aimerais m’endormir ce soir et me réveiller dans 15 jours. Pour une fois, est ce que tout peux bien se passer ?

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Contents et prudents

Le trouillomètre était à son maximum aujourd’hui. Parce qu’en 2014, c’est à cette prise de sang là, que c’était partie en cacahuètes. Toute la matinée, Je me suis répétée ce mantra l’échec n’est pas la norme (Merci Charlie) pour ne pas moi, partir en cacahuète. Je m’étais mieux organisée pour digérer le résultat, quel qu’il soit. Je suis donc partie au travail à 5h30, fais un saut au labo dans la matinée, et hop à 13h ma journée de travail était finie. 

L’Amoureux m’a délivrée à 13h01, sur le parking avec un taux à 1688. 

Nous étions contents parce que cette étape remplie de mauvais souvenirs est passée. Hope a dit de stopper les prises de sang et j’adhère complètement car c’est vraiment stressant que toute cette histoire tiennent à un taux sur un fichier pdf. La prochaine étape, l’écho, ne seront pas moins stressante mais ce soir, nous mesurons notre chance de pouvoir y accéder (si tout va bien jusque là) Pour la première fois en 6 ans d’essais. 

Alors on continue de croiser, d’espérer très très fort 🍀🍀❤